Zanzibar
Zanzibar
L’île aux épices

Aperçu général: 

Zanzibar est un archipel de l’océan indien regroupant plusieurs îles parmi lesquelles on peut citer Unguja (Zanzibar), Pemba et d’autres îlots. Situé à environ 40 km des côtes tanzaniennes (l’île est une province tanzanienne) et à 6° de l’équateur, Zanzibar s’étend sur 96 km de long et 32 km de large.

Zanzibar a joué un rôle majeur dans l’histoire de la région, un rôle bien plus considérable que sa taille ne pourrait le laisser supposer. La raison de cette importance réside dans sa facilité d’accès pour les marchands et les explorateurs qui, au départ de l’Arabie, transitaient le long de la côte est de l’Afrique. Les Assyriens, les Sumériens, les Egyptiens, les Phéniciens, les Indiens, les Chinois, les Perses, les Portugais, les Arabes d’Oman, les Hollandais et les Anglais sont tous passés par là à un moment ou à un autre.

Certains d’entre eux, plus particulièrement les Perses de Chiraz et les Arabes d’Oman, décidèrent de s’y installer et gouvernèrent l’île. Sous leur influence, la population de Zanzibar est devenue majoritairement islamique (95%), le reste étant constitué de chrétiens (5%).

Au 19e siècle, le sultanat de Zanzibar contrôlait les grandes routes de l’Afrique de l’Est pour le commerce des esclaves et de l’ivoire. Les caravanes partaient de Bagamoyo (sur la côte continentale), parcouraient au moins 1.000 miles à pied pour rejoindre le Lac Tanganyika, achetaient des esclaves aux marchands locaux qu’ils croisaient en chemin ou, plus simplement, capturaient eux-mêmes des indigènes, ce qui leur revenait bien moins cher. Les esclaves étaient enchaînés les uns aux autres et transportaient les cargaisons d’ivoire jusqu’à Bagamoyo. Arrivés à ce point, les esclaves n’avaient d’autre choix que d’abandonner tout espoir de liberté; c’est de là que Bagamoyo tire son nom qu’on pourrait traduire par ‘renonce à ton cœur’. Les esclaves qui parvenaient à survivre au voyage jusqu’à Bagamoyo étaient alors entassés dans des bateaux traditionnels appelés boutres (‘dhows’) à destination du marché aux esclaves de Zanzibar où les acheteurs potentiels les passaient en revue comme du vulgaire bétail. La volonté d’abolir l’esclavage se fit jour en 1920, mais la route fut longue pour y parvenir puisqu’il fallut presque 100 ans pour que cette volonté se concrétise.

Pour des raisons pragmatiques, Zanzibar devint le point de départ de toutes les expéditions à l’intérieur du continent. La plupart des explorateurs suivaient les routes empruntées de longue date par les caravanes. Burton, Speke, Grant, Livingstone et Stanley initièrent tous leurs voyages par le Sultanat et s’acheminèrent au sein du continent via Bagamoyo et Kilwa.

La pêche et l’agriculture sont les activités économiques principales de la population locale. A une époque, Zanzibar fut le premier producteur mondial de clous de girofle. De nos jours, même si le commerce du clou de girofle fait encore les beaux jours de l’exportation, d’autres produits sont venus s’ajouter à la production tels que la noix de coco et les épices. Quant au tourisme, il se développe davantage chaque année.

Zanzibar vous offre des plages paradisiaques, de magnifiques récifs de corail et tout le charme historique de la cité de Stone Town. Les magnifiques plages de sable fin avoisinent de pittoresques villages de pêcheurs où les gens mènent une vie simple, identique à celle que menaient leurs ancêtres il y a des années.

ZANZIBAR TRADITIONNEL

Le swahili: Le swahili est la langue la plus parlée en Afrique sub-saharienne. Elle est issue d’une combinaison entre la langue arabe et plusieurs dialectes bantous. On pense que le mot ‘swahili’ dérive d’un mot arabe signifiant ‘côte’; cette langue est en effet originaire de Zanzibar, qui enregistre historiquement la plus forte présence arabe sur les côtes est-africaines. Le swahili parlé à Zanzibar est dès lors considéré comme le plus pur et l’île comporte un célèbre Institut d’étude du swahili.

L’île aux épices: Les épices ont été introduites à Zanzibar par les Sultans d’Oman et, depuis le 16e siècle, elles ont fait l’objet d’un commerce considérable. A une époque, Zanzibar a été le premier producteur mondial de clous de girofle. Aujourd’hui, on peut visiter des plantations et se laisser étourdir par les arômes du clou de girofle, de la vanille, de la noix de muscade, de la cannelle, de l’ylang-ylang et de la cardamome.

Les portes sculptées: Zanzibar recèle un véritable trésor : des portes de bois magnifiquement sculptées s’offrent partout à votre regard. Toutes sortes de portes : des anciennes, des nouvelles, des petites, des grandes… Prenez le temps de les admirer et si vous l’osez, frappez, franchissez le seuil et allez à la rencontre des habitants, ils sont sympathiques et très hospitaliers. On peut remarquer des influences à la fois indiennes et arabes dans les décors qui ornent ces portes. Chaque porte est unique et a spécialement été pensée pour refléter le niveau socio-économique et les croyances religieuses des habitants de la maison ou du propriétaire du magasin. Certaines portes laissent voir des versets du Coran, d’autres ont été importées d’Inde comme le laissent supposer leurs ornements en cuivre. L’une des plus impressionnantes est sans doute la porte gigantesque qui orne l’entrée du palais du sultan (transformé en musée). D’inspiration clairement indienne, elle est décorée de plusieurs barres de cuivre qui renforcent son aspect massif.

Les lits traditionnels de Zanzibar: Les lits traditionnels de Zanzibar sont très grands et ornés de 4 dais (baldaquin). Le baldaquin soutient une moustiquaire (indispensable) qui peut être remisée pendant la journée. Les imposants panneaux qui ornent la tête et le pied du lit sont généralement décorés de peintures ou de représentations d’objets simples, comme des fruits par exemple. On considère que ces lits vraiment très originaux sont d’origine omanaise. Ils font aujourd’hui partie du style de décoration typique de Zanzibar que l’on peut retrouver dans la plupart des sites d’hébergement touristique de l’île.

Le singe colobe bai de Zanzibar: Le colobe bai de Zanzibar est l’un des primates les plus rares d’Afrique puisque sa population est estimée à seulement quelque 1.500 individus. Isolés sur cette île depuis plus de 1.000 ans, ces primates constituent une espèce à part entière : ils se distinguent des autres singes colobes présents sur le continent par les caractéristiques tout à fait particulières de leur pelage, par leurs cris et par leurs habitudes alimentaires. Ce petit singe est devenu aujourd’hui le symbole de la préservation de la nature à Zanzibar !

Les plages: A Zanzibar, des plages paradisiaques de sable fin avoisinent de pittoresques villages de pêcheurs où les gens mènent une vie simple, identique à celle que menaient leurs ancêtres il y a des années. Zanzibar compte plus de 25 plages de rêve : certaines sont si paisibles et éloignées du monde moderne que le seul bruit qu’on y distingue est celui des vagues de l’océan.

Les pêcheuses d’algues: Véritables moissons de l’océan, les algues constituent une source récente de revenus pour Zanzibar. On cultive les algues partout le long des côtes de l’île, à quelques exceptions près où l’eau provient directement de cours d’eau et s’avère trop froide et trop peu salée pour pratiquer cette culture. Une fois récoltées, nettoyées et séchées, les algues sont exportées vers le Japon et l’Europe pour y être transformées en agents gélifiants et émulsifiants. Les eaux claires de l’archipel de Zanzibar permettent de voir les algues s’ouvrir comme des fleurs.

Les boutres (dhows): Les boutres (embarcations traditionnelles) sont devenus le symbole maritime de l’Afrique de l’Est. Les populations est-africaines maîtrisent l’art de la navigation depuis plus de deux mille ans. Le principal centre d’armement de boutres était situé sur la côte septentrionale de Zanzibar, à proximité de forêts de teck. A Stone Town, il est possible de participer à une croisière d’une journée en boutre pour visiter un banc de sable, des récifs et deux îles. Des mashua (sorte de boutres) de 8 m de long sont également utilisés comme navettes entre Zanzibar et le continent.

Les ngalawa: Le long des plages de Zanzibar, vous pourrez souvent apercevoir des ngalawa, ces canoës traditionnels en bois creusé munis d’un balancier pour équilibrer l’embarcation. Les pêcheurs swahilis utilisent ce type de canoës depuis des centaines d’années.

L’art Tinga Tinga: Très répandues à Zanzibar, les peintures Tinga Tinga ont acquis une grande renommée dans les autres îles et en Tanzanie. On doit la dénomination de ces peintures à l’artiste Edward Said Tinga Tinga (1937-1972). Né au Mozambique, il vint s’installer en Tanzanie. Dans les années ’60, il développa un style artistique qui fut associé à sa nouvelle patrie. Aujourd’hui, le terme "Tinga Tinga" désigne cette forme d’art, célèbre dans le monde entier.

Au fil des années, l’intérêt pour le Tinga Tinga s’est répandu dans les autres pays d’Afrique et en Europe, ainsi que dans d’autres pays anglophones. Tinga Tinga est à présent un concept artistique dans lequel s’associent des acteurs de l’aide au développement ainsi que des touristes du continent africain, mais qui a perdu son caractère unique avec les années.



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