Activités culturelles - L’héritage historique africain
Des siècles durant, l’Afrique de l’Est et la région des Grands Lacs ont été administrées par une multitude de royaumes et d’empires. Ces royaumes étaient le résultat de la migration et l’établissement de différents groupes, clans et familles dans la région. Ces mouvements migratoires se sont opérés lentement, pendant plusieurs centaines d’années et leur origine varie considérablement.  Imprimer ce texte
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La famine et la sècheresse ont fréquemment forcé les communautés humaines à se déplacer, les pasteurs étaient à la recherche d’eau et de pâtures pour leurs troupeaux et les invasions militaires ont obligé les populations de réfugiés à s’installer sur des terres voisines. Des groupes d’individus se sont auto-établis et se sont dotés de langues, traditions et formes de gouvernement qui leur sont propres.

De nombreux royaumes se sont constitués à partir du fameux empire Bunyoro-Kitara (1500) qui s’étendait en un vaste territoire en Afrique de l’Est, comprenant une grande part du Kenya occidental, le nord de la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi, des régions situées dans la partie est du Congo et la majeur partie du territoire de l’Ouganda. Des régions ou provinces se scindèrent les unes par rapport aux autres et finirent par former leurs propres royaumes (1500-1800), comme ce fut le cas pour le Rwanda, le Burundi, Karagwe, Kooki, Ankole, Buganda, et plus tard Toro que se séparèrent de Bunyoro vers la fin du 19e siècle. Au début, ces royaumes payèrent un tribut à Bunyoro, puis s’affranchirent et déclarèrent chacun leur autonomie.

Vers le milieu du 19e siècle, les premiers Européens, explorateurs, marchands et missionnaires, débarquèrent en Afrique de l’Est. L’instauration de la loi coloniale fut suivie de la partition de l’Afrique de l’Est en plusieurs états. Avant que les Européens ne marquent leur influence, les frontières nationales n’avaient pas si grande importance : le territoire était fonction de l’impact militaire ou commercial exercé par ses habitants. Les nouveaux états remplacèrent les royaumes en tant qu’institutions politiques et militaires. Mais les populations conservèrent les particularismes relatifs à leur patrimoine historique et culturel (langues, arts, danses, traditions).

Aujourd’hui encore, on note un très grand attachement émotionnel envers ces aspects de l’héritage historique et politique africain. Plusieurs chefs politiques ont reconnu l’importance de ce patrimoine culturel. La nouvelle constitution ougandaise par exemple, adoptée en 1995, a permis la restauration des monarques traditionnels en tant que figures culturelles dénuées de tout pouvoir politique. De nombreuses régions (Buganda, Busoga, Bunyoro, Toro, etc.) se sont rapidement choisi un souverain.

La plupart des touristes ignorent généralement tout de l’immense patrimoine culturel et historique de ces régions. Une majorité d’étrangers pensent encore en termes de cultures primitives. Quelle erreur ! Même si le langage écrit n’existait pas en Afrique, les traditions culturelles, l’histoire, les connaissances et les savoirs ancestraux africains ont été conservés et transmis de génération en génération au moyen d’autres médias comme les arts plastiques, la musique, la danse, le récit (contes, épopées) et la poésie.

Aujourd’hui, l’expression artistique africaine trouve son inspiration dans diverses cultures traditionnelles mais est également métissée d’influences occidentales. Des artistes issus de toutes les sphères culturelles et artistiques ont tenté de réunir ces différents aspects pour créer une identité africaine ou de se servir de l’art occidental comme d’une espèce de miroir capable de refléter et de faire ressortir plus clairement les traits inhérents à leurs traditions.

Les activités culturelles que nous proposons se concentrent sur certains aspects culturels et historiques propres à l’Afrique de l’Est.

Ouganda:

  • La Troupe Ndere: désireuse de sauver et de préserver le patrimoine africain, la Troupe Ndere interprète plus de 40 danses et chants ougandais traditionnels et authentiques en s’accompagnant d’instruments de musique indigènes. La troupe participe à différents projets destinés à transmettre aux jeunes générations les traditions relatives aux célébrations de festivités locales. Ces artistes se sont produits lors de nombreuses tournées mondiales : en Europe, aux USA, au Canada, en Chine, etc.
  • Le Musée de l’Ouganda, fondé en 1908 à Kampala, est le plus ancien musée d’Afrique de l’Est. Il présente des expositions sur la culture traditionnelle ougandaise, l’archéologie, l’histoire, les sciences et l’histoire naturelle.
  • Les Tombeaux des Rois de Buganda (Kabaka) à Kasubi: ce mausolée abritant les restes des quatre derniers rois de Buganda (Kabaka) fait partie d’un site de presque 30 hectares de collines dans le district de Kampala. Le sommet d’une des collines est coiffé de l’ancien palais des Kabakas de Buganda, construit en 1882 et converti en caveau royal en 1884. Le site a été proposé pour classement par l’UNESCO comme patrimoine mondial de l’humanité.
  • Les peintures rupestres de Nyero, près de Kumi (Ouganda oriental): ces peintures rupestres sont vieilles de 400 ans et elles sont considérées comme les plus belles d’Afrique de l’Est.
  • La Piste des Kabakas fournit l’occasion unique de découvrir toutes les richesses du patrimoine de l’empire Buganda, façonné par les nombreux rois de la région et leurs descendants. La piste relie plusieurs sites culturels, tous facilement accessibles à partir de Kampala. Ces sites peuvent être visités séparément ou ensemble lors d’un circuit organisé.
  • La visite du village de Buhoma: il s’agit d’une initiative locale permettant de rencontrer les populations villageoises de Bakiga et Batwa. La visite comprend une visite de l’école, le brassage de la bière de banane, une visite à l’atelier d’artisanat local, une rencontre avec le guérisseur du village, le projet Batwa, le projet d’aide aux orphelins.
Rwanda:
  • Les Mémoriaux dédiés au Génocide. Partout au Rwanda, des mémoriaux dédiés au génocide de 1994 ont été érigés. Les plus importants sont ceux de Kigali (Gisozi) et Murambi qui détaillent l’histoire du génocide.
  • Le Palais du Roi à Nyabusindu. L’ancien palais du Mwami (palais royal) était le siège de la monarchie féodale. Le palais a été reconstruit tel qu’il était au 19e siècle. Son dôme traditionnel peut être comparé à celui du palais de Kabaka à Buganda.
  • Le Musée National de Butare: le plus beau musée ethnographique d’Afrique de l’Est. C’est une très bonne source d’information sur le passé culturel du Rwanda et de la région.
  • Le Ballet National de Butare. Les danseurs de ce ballet exécutent des danses traditionnelles assorties de magnifiques chorégraphies.
  • Le Village culturel d’Iby'Iwacu – PN des Volcan. La communauté locale vous invite à découvrir le mode de vie traditionnel d’un village : danses et chants traditionnels, manière de faire du feu, visite de la demeure royale (réplique), démonstration de lancer de sagaies / tir à l’arc Batwa, rencontre des guérisseurs locaux (avec expérience Kubandwa/Nyabingi), broyage du millet, brassage de la bière de banane et bien d’autres choses.

Zanzibar:

Depuis l’arrivée des marchands arabes dès le 8e siècle, Zanzibar a été connue pour son commerce d’esclaves, ses épices et pour être le camp de base et l’origine de nombreuses expéditions britanniques d’exploration de cette partie du continent africain au 19e siècle. En 1857, Stone Town fut le point de départ de l’expédition de Richard Francis Burton et John Hanning Speke qui traversèrent plusieurs pays à la recherche de la source du Nil.
Zanzibar a une grande importance symbolique dans l’abolition de l’esclavage. En effet, cette île représentait l’un des ports les plus importants d’Afrique de l’Est en matière de commerce d’esclaves et ce fut également à Zanzibar que les opposants à l’esclavage comme David Livingstone démarrèrent leurs campagnes. Cette petite île a joué un rôle capital dans l’histoire de l’Afrique de l’Est ! Par exemple, le Swahili, parlé dans toute l’Afrique sub-saharienne, trouve ses racines à Zanzibar !

  • Stone Town a été classée par l’UNESCO en tant que patrimoine culturel mondial de l’humanité : cette ville constitue un exemple très représentatif des comptoirs commerciaux Swahili établis sur les côtes d’Afrique de l’Est. Son usine et ses paysages urbains ont été très bien préservés et sont pratiquement intacts. La ville recèle beaucoup de beaux immeubles qui sont autant de reflets de la culture spécifique de la ville, une culture métissée et homogène, qui pendant plus d’un millénaire a su brasser des éléments disparates issus des cultures africaine, arabe, indienne, et européenne.


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